Le protocole de commotion cérébrale en cyclisme : un guide essentiel pour la sécurité des coureurs

Quel est le protocole de commotion cérébrale pour le cyclisme ?

Le protocole de commotion cérébrale pour le cyclisme est devenu un élément crucial dans la protection des athlètes. Ce processus permet une évaluation rapide et précise après une chute, assurant la sécurité des coureurs sur le terrain.

Bien qu’il y ait eu des améliorations dans la technologie des casques, comme le MiPS, même les meilleurs casques ne sont pas toujours efficaces pour prévenir les commotions cérébrales.

Récemment, les ambitions de fin de saison de Tom Pidcock ont été perturbées par une commotion subie lors du Tour de Grande-Bretagne. La récupération après une blessure au cerveau peut être épuisante tant mentalement que physiquement – le champion américain de route 2023, Quinn Simmons, a déclaré qu’il s’est « écroulé assez gravement » en essayant de récupérer d’une telle blessure.

Cependant, tout n’est pas perdu après qu’un athlète de haut niveau ait subi une commotion cérébrale. La médaillée olympique Haley Batten a décrit sa récupération comme transformative.

Les coureurs professionnels bénéficient d’un meilleur soin et d’une plus grande prudence en matière de commotions cérébrales depuis que l’UCI a approuvé un protocole spécifique pour examiner les coureurs ayant chuté afin de détecter les signes et symptômes d’une commotion en 2020. Ce protocole est basé sur l’outil standardisé SCAT5 pour évaluer les commotions, mais modifié pour les cyclistes.

Avant l’adoption du protocole, il y a eu plusieurs incidents de grande envergure où des coureurs ont continué à courir avec des commotions. Romain Bardet a parcouru 90 kilomètres en étant victime d’une commotion lors du Tour de France 2019.

Des incidents antérieurs, tels qu’une chute de Toms Skujins lors du Tour de Californie, et celles de Chris Horner et Tom Boonen durant le Tour de France 2011, ont conduit certaines équipes à adopter leurs propres protocoles de commotion jusqu’à ce que l’UCI se mette d’accord sur des directives officielles.

Le protocole comprend trois étapes : d’abord, l’évaluation initiale immédiatement après une chute, ensuite un suivi post-course et enfin une autre évaluation le jour suivant la blessure.

Lors d’un dépistage rapide, on demande à un coureur s’il a des maux de tête, des nausées, des vertiges ou des visions doubles – deux symptômes légers ou un modéré à sévère indiquent une possible commotion.

On peut ensuite poser une série de questions au coureur pour tester sa mémoire :

  • Quel jour sommes-nous ?
  • Quelle course sommes-nous en train de faire ?
  • Combien de km reste-t-il ?
  • Quelle était votre dernière course ?
  • Qui est le directeur sportif dans cette course ?
  • Qui a gagné hier (courses par étapes) ?

Des réponses correctes à toutes les questions indiquent une faible probabilité de commotion et le coureur serait probablement autorisé à continuer. Cependant, étant donné que les coureurs peuvent répondre incorrectement sans avoir de commotion, d’autres tests sont effectués : vérification de l’amplitude de mouvement sans douleur du cou et de la colonne vertébrale.

Un autre test de mémoire consiste à lire dix mots au coureur et à lui demander de répéter autant de mots qu’il peut, trois fois. Un score de 20-30 (1 point pour chaque mot correct) donne au coureur le feu vert en l’absence d’autres signaux d’alerte.

Le coureur peut être soumis à un test d’équilibre et à un rappel différé des mots précédemment lus. Tout trébuchement ou incapacité à rappeler plus de quatre mots suscite des soupçons de commotion.

Lisez le protocole complet de commotion de l’UCI.

Un coureur doit être immédiatement retiré de la compétition s’il présente l’un des symptômes suivants après une chute :

  • Perte de conscience, confirmée ou suspectée
  • Convulsion ou crise
  • Changement de comportement, agitation croissante, combatif
  • Vomissements
  • Mal de tête sévère ou croissant
  • Vision double
  • Faiblesse ou picotements/brûlure dans les bras ou les jambes
  • Douleur ou sensibilité au cou
  • Allongé immobile sur la route ou la piste
  • Désorientation, confusion, incapacité à répondre aux questions
  • Altération de l’équilibre
  • Regard vide ou absent
  • Injury faciale après un traumatisme crânien
  • Vision floue, diplopie, difficultés à suivre un objet en mouvement
  • Incapacité à parler ou à avaler

Étapes du protocole de commotion cérébrale de l’UCI

  • Questions Maddocks modifiées (‘Quel jour sommes-nous ?’, etc.)
  • Dépistage rapide des symptômes (maux de tête, nausées, vertiges)
  • Rappel immédiat de 10 mots
  • Chiffres inversés
  • Évaluation de l’équilibre (pieds joints, tête en arrière)
  • Évaluation de la colonne vertébrale et du cou
  • Rappel différé de 10 mots

Arbre de décision du protocole de commotion cérébrale liée aux sports (SRC)

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